LA TRES EXCELLENTE
ET TRES PITOYABLE TRAGEDIE
Titre Provisoire
Création prévue printemps 2018

Libre adaptation de « Roméo et Juliette » de William Shakespeare à jouer dans la rue en milieu rural ou urbain.
En association avec la compagnie Belle Pagaille, nous nous emparons de la très excellente et très pitoyable tragédie de Roméo et Juliette.


Sans Roméo ni Juliette, ou presque :
nous choisirons les jeunes protagonistes parmi le public.

Sans décor, ou presque :
les rues d’une ville, ses fenêtres, ses jardins…

Sans tambour ni trompette, ou presque :
une bande-son joue quelque fois paroles et musiques.


Pour cette création, nous partons d’un travail de recherche collectif. Pourquoi jouer cette pièce aujourd'hui? Quelles sont les scènes "incontournables" ? Qu'est ce qui nous est nécessaire ?
“Roméo et Juliette” traite de l’amour sous toutes ses formes : absolu, charnel, rabelaisien mais c’est aussi une histoire de manipulation et de pouvoir. Les jeunes amoureux ne sont rien par rapport aux luttes qui opposent les familles, ce ne sont que des marionnettes.

Après un travail à la table, place aux répétitions et résidences au collège de Pamiers  et dans la ville de La Salvetat sur Agoût en juin et juillet 2017.
A partir de là une trame se développe. Notre idée de ne pas jouer les protagonistes mais de faire intervenir des gens du public fonctionne ! Nous racontons l'histoire avec les gens, une atmosphère de jeu existe entre nous, tout le monde peut être Roméo ou Juliette…
Une nouvelle période de recherche s'annonce.
Qui sait si nous arriverons à tenir le pari jusqu'au bout...

D'ores et déjà, nous savons que dès l'accueil, les interprètes créent une relation avec le public en le prenant à parti, en l'interpellant et en l'intégrant à la scène.
Tout au long du spectacle, plusieurs personnes du public sont choisies pour représenter les personnages de Roméo et Juliette dans les scènes. Ils vont figurer les personnages principaux, s'intégrer à la pièce par leur simple présence. Selon les scènes, les comédiens vont choisir un Roméo, ou une Juliette, ou le couple. Si le texte s'impose (la fameuse scène du balcon, par exemple), un enregistrement est diffusé (texte enregistré joué par des adolescents et diffusé par une fenêtre).

Les personnages secondaires, interprétés par les comédiens, sont autant de repères qui font avancer l'intrigue et mettent en évidence les enjeux de société qui échappent aux deux jeunes amoureux.
Tout au long du spectacle, les comédiens endossent aussi le rôle de narrateurs, ce qui permet de remplacer des moments de la pièce par des récits où l'intrigue est racontée. Cela met également une distance avec les moments de jeu et créé un rapport privilégié avec le public.

Avec cette adaptation nous souhaitons créer du lien entre les gens, parler d’amour, faire vibrer la poésie et la force des passions qu’elle déploie.





Las ailas musarelas de l’amor
Shakespeare était issu du monde rural et s’en est souvent inspiré dans ses pièces. Il n’hésitait pas à utiliser les langues régionales britanniques pour camper certains de ses personnages. L’occitan trouve sa place dans la création. Notamment à travers le personnage de la nourrice qui s’adresse souvent à Juliette dans sa langue maternelle. Pour sa musicalité on le retrouve aussi dans les scènes d’émotion ou les joutes verbales.



Projet pédagogique



Fiche spectacle

 

 

 












ESCAMPE TRASTET (Vide-Grenier)
Théâtre de rue

Depuis le paléolithique, nos sociétés sont fondées sur un principe de domination d’un sexe sur l’autre. Travailler à l’égalité des sexes par exemple dans le domaine de la culture pour ne citer que celui-ci, n’est pas une tâche aisée et nous en faisons l’expérience quotidienne. Comme de nombreuses collègues nous réfléchissons aux meilleures stratégies pour faire évoluer les mentalités, le langage, tant chez les femmes que chez les hommes. Si nous voulons contrecarrer les effets de la domination masculine, nous devons être d’une grande vigilance et interroger la réelle place de la femme aujourd’hui. Nous avons choisi d’en explorer certaines facettes. Ainsi les femmes ont intégré dans leur constitution l’habitude de la métamorphose incessante : grossesses, régimes, vieillissement... Nous avons en tant que comédiennes et mères, éprouvés ces «changements». Nous avons interprété de nombreux rôles qui nous ont comblées mais il nous restait cependant une petite frustration qui était celle d’habiter le corps de l'homme et bien sûr de comprendre son fonctionnement intellectuel.

Le propos
Deux personnages, Hervé Doutreligne et Georges Clounet essayent de vendre à travers les objets d'un escampe trastet (vide-grenier) les vieux concepts qui entachent les relations hommes-femmes depuis la nuit des temps.
Électroménager (les femmes participent aux révolutions, puis on leur demande de retourner à leur cuisine), linge, pèse personne, talons très hauts.., sont des supports au discours des bonimenteurs qui se débarrassent de vieilles idées/choses.
Le spectacle s'enrichit à chaque représentation d'un artiste invité afin de partager avec lui un moment jubilatoire d'improvisation (musique, danse, théâtre).
Ce spectacle invite à la réflexion sur ce qui nous fonde et nous emprisonne dans nos relations femmes/hommes. Il n’est pas une réponse. Il espère éclairer, nourrir, questionner, et faire jaillir le rire. Les personnages très méditerranéens ne se privent pas de parler en occitan, langue riche d'expressions illustrant à merveille le propos.

« Rompre avec la domination masculine, mais cultiver le meilleur de notre héritage. » Françoise Héritier







Sur une idée de Myriam François
et Anne Thouzellier

avec : Georges Clounet et Hervé Doutreligne

Mise en scène / co-écriture :
Capucine Mandeau 
Costumes : Suan Czepczynski
Maquillages : Agnès Gourin



FICHE TECHNIQUE

Espace au sol sans dénivellation, sol plat, 6 m ouverture / 4 m de profondeur
Espace adossé à un mur ou une haie
Endroit calme pour deux personnages à voix nues.
Loge non loin du lieu de représentation avec les commodités (eaux et toilettes)









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Crédits photo : Frédéric Jaulmes